MELISANDE: Vous êtes un géant?
GOLAUD: Je suis un homme comme les autres...
MELISANDE: Pourquoi êtes-vous venu ici?
GOLAUD: Je n'en sais rien moi-même. Je chassais dans la forêt. Je poursuivais un sanglier. Je me suis trompé de chemin.- Vous avez l'air très jeune. Quel âge avez-vous?
MELISANDE: Je commence à avoir froid...
GOLAUD: Voulez-vous venir avec moi?
MELISANDE: Non, non ; je reste ici...
GOLAUD: Vous ne pouvez pas rester seule. Vous ne pouvez pas rester ici toute la nuit... Comment vous nommez-vous?
MELISANDE: Mélisande.
GOLAUD: Vous ne pouvez pas rester ici, Mélisande. Venez avec moi...
MELISANDE: Je reste ici...
GOLAUD: Vous aurez peur tout seule. On ne sait pas ce qu'il y a ici... Tout la nuit... toute seule, ce n'est pas possible. Mélisande, venez, donnez-moi la main.
MELISANDE: Oh! ne me touchez pas!
GOLAUD: Ne criez pas... Je ne vous toucherai plus. Mais venez avec moi. La nuit sera très noire et très froide. Venez avec moi...
MELISANDE: Où allez-vous?
GOLAUD: Je ne sais pas... Je suis perdu aussi...
Pelléas et Mélisande, Maeterlinck, 1892.
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vendredi 16 mars 2007
Que celui qui n'a jamais lu cette pièce magnifique se pende sur l'heure, ou aille la lire.
CAUSE MEILLEUR ON PIGE RIEN A QU'EST CE QUE TU DIS
grandiose,
Maeterlinck,
Théâtre mes bons
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